Quatrième de couverture
800.000 familles mal logées mais 2 millions d’habitations vacantes, des prix qui explosent mais des revenus qui ne suivent pas, des logements sociaux massivement occupés par des ménages aisés : le logement est en crise. Comme d’habitude depuis un siècle !
Or, l’examen critique des politiques successives du logement amène cette question : les remèdes prescrits par l’état médecin n’auraient-il pas à chaque fois aggravé les maux qu’ils devaient apaiser ? Le logement social, les carottes fiscales, les contrôles des loyers et du foncier constructible sont ils les bons moyens de satisfaire les besoins de logement des Français ?
Comparaisons internationales à l’appui, Vincent Bénard démontre, de façon iconoclaste au pays de l’état tout puissant, que la France ne logera correctement ses pauvres que si la puissance publique se désengage massivement de l’immobilier. Ses propositions sont en totale rupture avec un siècle d’interventionnisme contre productif.
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Plus qu'une critique tous azimuts des interventions de l'état, ce livre souhaite créer une véritable brèche dans les préjugés qui se sont installés dans l'esprit des français dès qu'il est question de logement. "L'Etat ne fait pas assez pour le logement !", tel est le leitmotiv des politiques (lorsqu'ils sont dans l'opposition), des associations, et de l'opinion, conditionnée par près d'un siècle de "politiques du logement"
Or, tant la théorie économique que les comparaisons internationales le montrent: lorsque la demande est soutenue par une croissance forte et des taux d'intérêts faibles, il n'y a de logements bon marché de qualité et en quantité que là où l'Etat s'est le plus désengagé du logement: moins de logements publics, pas de contrôle des loyers, pas de lois d'urbanisme abusivement restrictives, rôle prépondérant de l'initiative privée.
Depuis 1914, la France a à ce point perdu confiance dans le marché libre qu'elle a depuis toujours demandé à son état des interventions massives dans le logement. Or, ce sont principalement ces interventions successives qui ont conduit à la situation de crise immobilière quasi permanente que nous avons connu depuis lors, seules les années 60-70 ayant constitué lune période de progrès général des conditions de logement des français.
Contrôle des loyers, villes nouvelles et Z.U.P., subventions aux mauvais projets locatifs, lois urbaines freinant l'adaptation de l'offre à la demande, la politique française du logement est marquée par une succession de décisions qui se sont toutes, au bout de 20 ans, révélées être catastrophiques. Tel est le drame du logement: lorsque l'erreur devient patente, ceux qui l'ont provoquée ne sont plus en place pour en répondre politiquement, ce qui ouvre la porte à toutes les démagogies et expérimentations délirantes.
Le livre ne se contente pas d'énoncer un diagnostic ou d'apporter des solutions brutes. Il analyse également les intérêts particuliers qui oeuvrent au maintien du statu quo actuel, malgré les désordres sociaux majeurs qu'il engendre, et propose des pistes pour contourner ou s'opposer à ces intérêts dans le cadre d'une réforme générale.
Enfin, il aborde les effets pervers de toutes les dernières "innovations" , votées ou dans l'air du temps, condamnées à aggraver la pénurie: le droit au logement opposable, la réquisition des logements vacants, etc...
En savoir plus: plan du livre




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