Dans un dossier consacré aux personnes de plus en plus nombreuses qui vivent dans des caves, le numéro d'hier (17 mars 2008, n°3192, pages 8 et 9) Journal du Dimanche, JDD pour les habitués, cite deux phrases de mes propos recueillis lors d'une interview téléphonique (en les déformant légèrement par ailleurs, mais passons), et citent le livre . Merci à eux ! Extrait:
Pauvreté, spéculation immobilière, allongement des listes des demandeurs de logements sociaux… La crise du logement n’en finit pas, qui accroît encore les difficultés d’accès des plus modestes à une habitation décente. « Entre 1997 et 2006, on a assisté à une hausse des prix du logement de 70 à 75 % supérieure à l’augmentation des revenus des ménages », affirme Vincent Bénard, ingénieur et auteur de Le Logement, crise publique,
remèdes privés (Romillat, 2007). Selon les chiffres de la Fondation Abbé-Pierre, près de 2,2 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles ou dégradées (sans eau, sans chauffage…), et 600.000 logements environ sont considérés, en France, comme des taudis. Près d’un million de personnes sont, elles, privées de "domicile personnel" ; elles vivent dans des cabanes, des constructions provisoires, des locaux à poubelles et parfois donc des caves. « Ce n’est pas encore la situation de l’hiver 1954, où une très grave pénurie de logement créa les bidonvilles(*), mais on y va tout droit », ajoute Vincent Bénard.
*Naturellement, l'auteur de l'article a fait une petite erreur de transcription: ce n'est pas l'hiver 54 qui a créé les bidonvilles, qui préexistaient bien avant la seconde guerre mondiale, mais c'est celui où la prise de conscience de leur expansion fut la plus marquée.
L'article ne semble pas figurer dans l'édition en ligne du JDD, mais vous pouvez acheter l'exemplaire en PDF en ligne.
Le principal intérêt de cet article est qu'il associe clairement un ouvrage libéral à la résolution d'un problème social grave, alors que dans l'opinion, les libéraux passent plutôt, bien à tort, pour les "copains des gros riches". C'est une très bonne chose.
En attendant l'édition Papier du "cri du contribuable", celui ci met en ligne son dossier "




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