Il est fréquent de lire ou d'entendre dans les médias que la très préoccupante crise financière que nous vivons, qui restera à jamais dans les livres d'histoire comme "la grande crise des subprime", est le produit de "la folie des marchés", la preuve que le capitalisme financier a atteint ses limites, et autres pseudo-analyses tendant à faire porter sur le grand méchant marché la responsabilité de la mise en faillite de grandes banques, de ménages innombrables, et que sais-je encore.
Les voix qui challengent cette bien-pensance anti libérale de bon aloi sont rares, et peu audibles. Or, aujourd'hui, de nouveaux éléments mis au jour par quelques organes de presse moins superficiels que la moyenne apportent de nouvelles preuves que non seulement la crise des subprimes n'est en rien la fille de l'ultra-libéralisme triomphant, mais que ce sont des lois et des régulations à finalité exclusivement politiciennes, absolument déconnectées des réalités économiques, qui ont créé les conditions du marasme que nous connaissons.
Il faudrait un livre pour expliquer en détail l'ensemble des mécanismes qui ont permis l'éclosion de la bulle financière. Pour l'heure, limitons nous au rôle de deux institutions très méconnues du grand public français, la Federal National Mortgage Association (FNMA) Et la Federal Home Loan Mortgage Corporation (FHLMC), plus connues aux USA sous leurs sobriquets de "Fannie Mae" et "Freddie Mac", déclinaisons phonétique de leurs abréviations.
Il aura suffi d'une hausse légère des taux d'intérêts des prêts immobiliers et d'une sévérité accrue des prêteurs
(8% des dossiers rejetés au lieu de 3%, selon le courtier
meilleurtaux.com ), pour réduire la demande globale de logement
d'environ 1/5ème, selon diverses sources immobilières, et de fait,
engendrer un mouvement - encore léger - de baisse du marché français,
que la hausse totalement déconnectée du revenu des ménages du début de
la décennie avait rendu inévitable.



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