Parmi les réponses étatistes au problème du logement inabordable pour les plus modestes, figure ce que les anglo saxons appellent l'Inclusionary Zoning, à savoir, pour tout bâtisseur de programmes neufs, la nécessité de réserver un certain pourcentage de logements à des ménages modestes, pour un prix artificiellement massacré. La France possède sous plusieurs formes des pratiques qui se rapprochent de l'Inclusionary Zoning: obligation, pour les lotisseurs, d'inclure un certain pourcentage de logements conventionnés pour obtenir le permis d'aménager, montage de Z.A.C en partenariat avec des sociétés d'économie mixte, loi SRU obligeant les communes importantes à détenir dans leur parc 20% de logements sociaux, etc...
Toutes ces interventions législatives prétendument censées favoriser les ménages modestes sont vouées à l'échec. Obliger les aménageurs privés à faire financer les programmes sociaux par les programmes vendus sur le marché "libre" conduit à tellement renchérir les logements "ordinaires" qu'il se construit à la fois trop peu de programmes sociaux et de programmes libres, d'où un accroissement des phénomènes de pénurie.
Une fois n'est pas coutume, je vous invite à télécharger ce powerpoint du professeur Edward Stringham, diplômé de la très réputée George Mason University, économiste à l'université de San José, qui explique (en Anglais, désolé pour les victimes du désastreux niveau de l'enseignement des langues dans notre pays...), à partir de l'exemple californien, pourquoi cet échec est inévitable, et souligne à quel point les ordonnances d'inclusionary zoning ont, en fait, détérioré le sort des ménages modestes qu'elles devaient aider. Chiffres édifiants à l'appui !
Télécharger : "DO BELOW MARKET HOUSING MANDATES WORK? EVIDENCE FROM CALIFORNIA" - Ppt, 3,7Mo.
Trouvé via l'irremplaçable Randall O' Toole.




la démonstration présente un gros Couac: le caractère neuf ou ancien des logements n'est pas controlé dans le modèle économétrique présenté. Hors dans les villes ou il y a de l'inclusionary zoning, il y a, par définition, plus de ventes de logements neufs, de logements plus cher en moyenne que les logements anciens. Les montant moyens observés ne représentent donc pas la même chose dans les comunes avec et sans inclusionary zoning.
Par ailleurs le nombre de point est trés faible et le coefficient de robustesse du modèle également.
concernant la solution proposé (diapo 124 ou 126): que les producteurs produisent plus moins cher... c'est du genre Ya ka , Fo Kon
PS: en France les logements neufs sont généralement 20% au dessus des prix de l'ancien. stringham aurait fait tous ces efforts d'économètre pour simplement mesurer cet écart aux etats Unis...
Finalement ce ne serait qu'un économiste moyen... c'est à dire débordant d'ambition dans l'interprétation de ses résultats ;-)
PS2: ce serait matrrant de voir l'effet sur les prix anciens uniquement : les villes avec inclusionary zoning voient elles les prix des logements existant baisser (dépréciation des actifs iimmobilier par peur des pauvres, ou augmenter appréciation des prix immobiliers par approbation d'une politique sociale inclusive améliorant la sécurité, le bien être...) ou stagnation (phénomènes de concurrence en prix à l'échelle de l'agglomération.. et indépendance des prix locaux aux politiques locales)
Rédigé par : MC | jeudi 20 décembre 2007 à 12:40
"En France les logements neufs sont généralement 20% au dessus des prix de l'ancien."
En France, les logements neufs sont soumis à la TVA, contrairement aux logements anciens. Le montant de cette TVA ne serait-il pas de... environ... 20%?
D'autre part, aucune loi économique ne postule qu'un bien neuf est plus cher qu'un bien ancien. C'est vrai sur certains marchés, faux sur d'autres.
Rédigé par : Robert Marchenoir | mercredi 02 janvier 2008 à 18:22